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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 09:49
Complément à mon article du 26 mai 2009 "Un château-fort à St Pierre, mythe ou réalité ?" :
 
   Consigné à l' intérieur par la neige, un vaste rangement m' a permis de remettre la main sur le livre de monsieur Frédéric GABUT  "Recherches préhistoriques dans les monts du Lyonnais" publié en 1901.  Je vous en livre des extraits des pages 54 à 57 :
 
     " D' après la légende, (...) on parle de souterrains qui, certainement, ne peuvent exister sur un bouton lithique.
     M. Vachez croit, conformément à la tradition locale, qu' il y avait à Pizey un château féodal détruit par un incendie entre les années 1296 et 1309.  Les substructions d' un château féodal ne disparaissent jamais complètement, et moins encore à Pizey, lieu désert, que partout ailleurs; les fouilles n' ont point révélé de fondations de ce genre, la tuile plate de l' époque ne jonche pas le terrain, ainsi que cela devrait avoir lieu : donc, ce château n' a point existé .
    Les faits historiques cités par M Vachez prouvent simplement que les choses changent de nom, mais que la fiscalité reste la même jusqu' au jour où elle disparait complètement ; celà ne prouve nullement l' existence à Pizey d' un réel château féodal, mais seulement celle d' un centre de perception de revenus établi à Pizey en raison de l' affluence des pèlerins. (.........) Pareilles perceptions se pratiquaient au rendez-vous de la foire du mont Beuvray. "
 
  ( Le livre de Vachez cité est paru 37 ans avant celui-là.)
 
 Il est peut-être encore temps de s' éviter d' apposer à Saint - Pierre un panneau grossièrement erroné ?

Sylvain Costet
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commentaires

C
<br /> Avertissement : ce qui suit n' est pas une attaque contre l' auteur du commentaire et encore moins un jugement de valeur. Nous sommes bien au niveau du débat et de l' explication.<br /> <br /> Très intéressant, ce commentaire. Non pas du point de vue de l' histoire, là les faits sont les faits et la question ne se pose même pas, mais du point de vue philosophique, du rapport de l' homme<br /> avec son milieu et au savoir. Il porte à réfléchir sur la confusion entre connaissance et croyance, confusion qui ne se limite pas au petit sujet en question mais qu' on voit actuellement à l'<br /> oeuvre aussi bien dans la vie locale que dans un cercle plus large, voir l' activisme créationniste par exemple.<br /> Sur le sujet du jour, on voit bien la différence entre une démarche scientifique qui est celle de la connaissance et la démarche du croyant. Le scientifique arrive sur le terrain sans idée<br /> préconçue, il observe les faits et documents à la lumière de connaissances précises sur l' époque considérée , puis en tire des hypothèses. Il revient ensuite sur le terrain pour que les hypothèses<br /> soient confirmées ou infirmées , ce qui permet d' en élaborer de nouvelles et ainsi de suite .<br /> La démarche du croyant est autre : il vient sur le terrain pour chercher confirmation de ce qu' il croit. Sur le terrain, le croyant ne voit que ce qu' il est venu voir et ne voit pas ( réellement<br /> ! ) ce qui va en sens contraire. Comme on ne peut plus persuader les gens de croire par l' épée ou le bûcher, le croyant essaye d' exposer des arguments de type scientifique, c' est-à-dire ayant l'<br /> apparence de la démarche scientifique mais n' en étant pas car , pour lui, ils ne peuvent pas être remis en cause par la réalité, aussi dure soit-elle. Même démarche pour les documents. S' il y a<br /> discussion, le scientifique se retrouve embarqué dans un débat impossible puisqu' il cherche à s' approcher le plus près possible de la vérité alors que l' autre cherche la consolidation de sa<br /> croyance.<br /> Dans notre cas, un document de 1297 ferait état du château de Pizey. Le hic, c' est qu' un texte officiel de 1297 ne peut pas mentionner le mot français "château" puisque le français ne sera<br /> utilisé que 242 ans plus tard pour les actes officiels (ordonnance de Villlers-Cotterêts de 1539). Ce document, s'il existe ce qui reste à prouver, mentionne plus probablement, en langage de l'<br /> époque, le terme "castrum" et là, reportez-vous à mon article du 26 mai 09.<br /> Le livre de Perray, sur ce point, n' est qu' une compilation des ouvrages parus avant, eux-mêmes repris des écrits antérieurs. Rien n' est vérifié, rien n' est analysé. Ce n' est pas une source<br /> historique fiable.<br /> Enfin, à propos de la tradition locale : quand on sait à quel point un témoignage ou un récit se retrouve transformé après être passé par seulement quelques dizaines de bouches, on mesure ce qu' il<br /> peut en être après tous ces siècles et toutes ces générations. La tradition locale n' est en aucun cas à prendre au pied de la lettre ! Au 12ème siècle dans les Monts du Lyonnais on n'est pas sur<br /> les chantiers des pyramides ou chez les Gallo-romains construisant le Pont du Gard, pas même sur le chantier de la cathédrale St Jean. Sur l' impossible et invraisemblable déménagement d' un<br /> château-fort, là encore relire l' article du 26 mai 09.<br /> Bon, je vous la fais courte (si! si! ). Pour ceux que la version longue intéresse passez cet été, on se le fera autour d' un verre ....<br /> Sylvain Costet<br /> <br /> <br />
Répondre
N
<br /> Alors château fort, lieu de culte païen et chrétien, ou encore simple site mysterieux qui trouve son histoire au coeur des veillées d'hivers?<br /> <br /> y'à t'il une réponse ou plusieurs?<br /> <br /> Voici quelques dates ...réponses et interrogations...<br /> <br /> 1297:Jocerand de lavieu fait hommage au comte du Forez du mandement et les murs du château de Pizey.<br /> 1946-54:Charles Martin, curé de l'Aubépin, met à jour des ruines (d'époque romaines ou mérovingienne?), quelques objets, ainsi que deux pièces de monnaie datant de 200ap JC.<br /> <br /> Pour terminer voici un court extrait d'un ouvrage parut en 1970 s'intitulant "Les familles nobles du Forez" vol 1 par E.Perray. P.420<br /> "Jocerand de Lavieu...donna sa part du château d'Yzeron et celui de Pizay: deux forteresses des marches du Lyonnais, érigées l'une par le Comte contre l'archevêque....l'autre, sur La Rajasse, aux<br /> confins du Jarez Forezien, sans doute de construction plus récente, au cours même des dernières guerres..."<br /> <br /> je finirais par citer la tradition local qui veut que les pierres de pizey est servient à construire la forteresse de Vaudragon...il n'y à pas de fumé sans feu.<br /> <br /> <br />
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