Le président du Conseil Général du Rhône, Mr Michel MERCIER, vient de m' annoncer officiellement par courrier (bien sûr je tiens cette lettre à disposition des sceptiques) que la municipalité de Larajasse va construire une école publique au centre du bourg de Larajasse.
On ne peut que se féliciter de ce retour à la raison après les déclarations contraires d' un passé récent et espérer que cette réalisation nous permettra de sortir enfin d' une situation invraisemblable et atypique héritée du 19ème siècle.
Cependant, un certain nombre de questions se posent :
♦ Comment se fait-il qu' on apprenne une décision aussi importante pour l' avenir de notre commune par une voie détournée et non pas directement par notre municipalité ? À moins qu' il n' ait été prévu de nous en faire la surprise dans le prochain bulletin municipal ? Dans ce cas, je serais désolé d' avoir "cassé le coup" .
♦ Comment se fait-il qu' on demande un financement au Conseil Général avant que la décision n' ait été prise officiellement puisqu' elle n'a fait l'objet ni d' une délibération ni d' un vote du Conseil Municipal ? La méthode laisse perplexe ...
♦ Comment expliquer l' apparente incohérence de la démarche ? Non seulement aucun sondage ou enquête n' a été fait pour évaluer le nombre d' enfants concernés mais l' Éducation Nationale n' a été avisée à aucun niveau: ni la Directrice de l' école communale actuelle, ni l' Inspection, ni les Délégués Départementaux n' ont été prévenus de quoi que ce soit.
♦ Le début des travaux est prévu en 2012. Même s' il n' y a pas urgence, espérons que la municipalité prendra les dispositions pour concevoir cet établissement en contact étroit avec les premiers concernés, les instits de l' école publique actuelle et les représentants de l' Éducation Nationale. Le contraire serait vraiment désolant et contre-productif.
♦ L' implantation d' un groupe scolaire en plein centre bourg dont il occuperait la plus grande partie est pour le moins discutable. Il serait éminemment profitable pour la commune que la municipalité accepte enfin d' en discuter sérieusement pour ne pas risquer de commettre encore une de ces erreurs urbanistiques qui vont finir par nous rendre célèbres.
La dite municipalité serait vraiment bien inspirée d' éclaircir la situation, de lever les doutes et de dissiper l' impression de confusion et d' absence de netteté qui se dégagent de tout ceci.
Sylvain Costet